Balzac-Traité de

Balzac a 34 ans quand il écrit La théorie de la démarche, qui s’avère être une théorie du mouvement. Balzac livre en filigrane une poétique de l’énergie, il décrypte à partir de la démarche de la condition et du caractère des sujets observés.

Il écrit: « Une pensée (…) si vous l’exprimez dans toute la chaleur prolifique de sa conception, vous la produisez rapidement par un jet plus ou moins heureux, mais empreint, à coup sûr, d’une verve pindarique. C’est Daguerre s’enfermant vingt jours pour faire son admirable tableau de l’île Sainte-Hélène, inspiration toute dantesque.» Son admiration pour Daguerre se doublait d’une « terreur » face à la photographie rapportée avec prudence par Nadar, dans son livre Quand j’étais photographe. On sait que Balzac avait une théorie du portrait, tirée des théories de Gall et de Lavater et dont on trouve l’expression dans ses ouvrages. Il note dans La Théorie de la démarche : N’est−il pas effrayant de penser qu’un observateur profond peut découvrir un vice, un remords, une maladie en voyant un homme en mouvement ?

Une observation sociologique amusée, un genre qui a fait école parmi les observateurs de nos vies actuelles. Ouvrez votre magazine favori, vous y trouverez une rubrique rhabillant les peoples ou décortiquant nos gestes quotidiens.

Texte Jacques Clayssen