Une table ronde animée par Sabine Chardonnet-Darmaillacq, architecte DPLG, docteur en urbanisme et enseignant-chercheur à l‘Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais, impliquée dans de nombreuses recherches-actions sur la marche, réunissait le 12 septembre au MacVal les participants autour du thème « La marche comme nouvelle forme d’exploration des territoires ».

Le ton était donné dès l’introduction par Sabine Chardonnet Darmaillacq « le marcheur n’est pas un piéton ». Une affirmation qui peut sembler provocante, mais qu’éclaire une illustration de l’auteur : « Le marcheur : piéton, maniton, feston et récepton. »

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Ensuite, chaque contributeur présentait ses actions en faveur de la marche. Les présentations suivent le déroulement de la discussion.

 

  • Patrick Urbain, architecte, directeur du CAUE 94, Promenades Urbaines
    Les promenades urbaines actuelles sont le fruit d’une expérience acquise depuis 1987, à l’initiative d’Yves Clerget. Mais il a fallu attendre vingt ans pour que les promenades deviennent urbaines et ouvertes au public après avoir été réservées aux seuls adhérents du Centre Georges Pompidou. L’association réunit des professionnels de l’architecture, des urbanistes et des spécialistes des problématiques urbaines pour parcourir et comprendre l’espace urbain en croisant les regards, avec tous les publics mais aussi animer un réseau de professionnels de la médiation dans les domaines de la ville, du paysage et de l’architecture.
  • Léa Donguy et Jens Denissen du Voyage Métropolitain
    Ce projet de long terme trouve son origine dans une collaboration avec l’équipe du GR 2013. L’association interroge les limites de la ville à travers des marches qui favorisent les rencontres et permettent d’apprécier l’hospitalité des habitants des lieux traversés. Léa Donguy, urbaniste interroge la manière d’habiter une métropole. En recueillant le point de vue des participants, le Voyage Métropolitain participe à la construction d’un récit partagé. Jens Denissen met l’accent sur cette condition pour favoriser la naissance d’une identité commune aux Franciliens.
  • Jacques Clayssen et Patrick Laforet, fondateurs de DéMarches,
    présentent leur conception du walkscape. Amateurs revendiqués, auteurs de parcours, nous affichons les singularités revendiquées de notre démarche que nous explicitons sur le site que vous consultez actuellement.
  • Nicolas Notin, chargé de projet « Grand Paris – Urbanisme et santé » au sein de l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France,
    explique les enjeux de sanitaire de la marche y compris dans ses bénéfices pour la santé mentale. Les bienfaits reconnus de la marche permettent désormais d’inscrire dans les programmes d’aménagement public des équipements et des agencements en faveur des déplacements doux.

Dans le public, la question de la mobilité est posée. Les personnes en fauteuil, les aveugles et plus généralement, ceux qui ont des difficultés de déplacement demandent que les réflexions et les propositions intègrent ces spécificités afin de garantir à chacun une voie sans obstruction.