Un pas après l’autre, une marche performative.

Artiste plasticienne d’origine moldave qui vit et travaille en France depuis 12 ans.
Son travail aborde la question du paysage de différentes manières.
Et si le paysage n’était qu’un prétexte pour questionner autre chose que lui-même ? Comme si le sujet lui-même se métamorphosait en autre chose.

La démarche de Victoria Niki

Le déplacement est-ce se mouvoir, est-ce voyager d’un point A à un point B ?
Souvent nous passons d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans connaître la nature de ce changement de place et de ce que cela transporte. Le paysage, la traversée de pays et territoires autres que ceux que j’ai pu expérimenter auparavant dans mon enfance constituent le coeur de ma réflexion.
Mon travail est une histoire de souvenirs et d’espaces où l’homme enfouit son passé, ses espérances, ses attachements et où parfois il les y perd. Mais pas seulement, car c’est aussi une histoire de territoire, d’appartenance, de ces lieux qui nous construisent, nous identifient, de ceux que l’on transforme et que l’on fantasme. Le récit, le son, l’installation, le dessin et la peinture s’entremêlent au service d’un seul matériau, tantôt solide, tantôt impalpable, parfois net mais le plus souvent flou : la mémoire. La mémoire comme point de départ, comme moyen et comme finalité ; la mémoire comme une question sur la place de l’humain, celle de l’étranger et du déplacé, de l’oublié et de l’oublieux. Et en fin de compte, la mémoire de l’autre, des autres, devenue fragment d’un Rubik’s cube, construit l’archive d’un territoire. Territoire qui m’est de fait étranger.
Comment archiver les souvenirs d’un territoire, d’un espace donné ?
Le lieu, l’année, la saison, le mois, le jour, l’heure et l’atmosphère du moment ainsi que d’autres détails surgissant des souvenirs contés sont mis en parallèle avec la cartographie. Chaque récit détermine et me transporte vers un lieu précis que je prend en photo tout en archivant les coordonnées GPS de l’image.

La marche
     comme
                 acte de résistance face à une situation qui nous échappe.
La marche
     comme
                 acte d’écriture par le corps dans le paysage.
La marche 
     comme
                 démarche artistique.
La marche
     comme
                 acte échappatoire.
La marche 
     comme
                 refuge. 

En résonance à l’actualité qui questionne notre liberté, je réalise une marche performative. Cette marche se déroule sur le territoire français.


Équipée d’un sac à dos, d’une tente et du strict nécessaire pour être en autonomie complète, cette nouvelle marche performative m’amène à rejoindre 7 villes et 7 places de la liberté : Place de la Liberté, 39000 Lons-le-Saunier ; Place de la Liberté, 68500 Issenheim ; Place de la Liberté, 69430 Beaujeu ; Place de la Liberté, 63160 Espirat ; Place de la Liberté, 83136 Rocbaron ; Place de la Liberté, 83000 Toulon ; Place de la Liberté, 03450 Ébreuil.


À la fin de mon parcours les initiales des villes parcourues formeront le mot LIBERTÉ. Le parcours dans son intégralité fera 2222 kilomètres, il se fera en plusieurs étapes, selon l’état du corps et des pieds, entre l’été 2021 et la fin de l’été 2022. En fonction des rencontres, des lieux et des circonstances je sèmerai des mots de Liberté. Tels des indices de passage, ce sera la seule trace matérielle que je laisserai derrière moi tout au long de cette odyssée. Chacun de ces mots sera géolocalisé sur la carte créant ainsi des rhizomes de Liberté interconnectés par mes pas.

 » L’être humain a toujours besoin d’air…tout en s’affichant comme fils d’une société, il s’en arrache avec réserve, hostile à tout excès, et se détourne pour chercher refuge non pas en soi-même mais dans une nature éprouvée comme l’envers de la société qu’il fuit. Rendu étranger à son monde, il souhaite taire son désarroi. ‘‘ 
L’Homme de dos  Georges Banu

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La prochaine étape ce sera pour l’automne. Tenez vous prêts pour de nouvelles aventures !!!

Le chemin de la liberté 
De BESANCON à BEAUJEU avec Victoria Niki

Chapitre II

J-0 Elles me paraissent toujours étrangement longues ces journées où l’on part pour un lieu mais la marche ne s’enclenche pas encore. La marche est en attente, elle est en suspension, elle ne commence pas encore, elle se prépare. On n’est plus chez soi, mais on n’est pas encore là-bas, on est quelque part, dans un entre deux, dans un sas spatio-temporel.

J’arrive ce soir à Besançon, assez tard. Demain c’est le départ, mes pieds n’en peuvent plus d’attendre. Demain je serai enfin en mouvement.

Pour le moment je regarde les paysages défiler…


Peut être une image de 1 personne et carte


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