La Création environnementale à l’heure de la Permaculture

L’association AUKERA (cliquez ici pour voir la vidéo de présentation) vous invite à venir découvrir sa résidence LANDA à travers une soirée gratuite pour échanger “du land art à la permaculture“, avec Paul Ardenne, Clément Hauvette, Nadine Lère, Mathilde Redaud, Marc de Verneuil et Jean de Giacinto. Une table ronde animée par Jacques Clayssen à la Maison de la Nouvelle-Aquitaine à Paris.

                       à 19h à la Maison de la Nouvelle Aquitaine, 21 rue des Pyramides, 75 001 Paris

Le nouvel appel à projet LANDA pour 2019/2020 sur le thème de la forêt sera présenté lors de cette soirée à travers une exposition à Bordeaux chez Les Glacières Architecture, ainsi que les stages de cette nouvelle saison.

I want you for permaculture – aukera souhaite apporter un éclairage aux actions du projet agricole en permaculture d’Aukera, porté par Marlène Vissac, Clément Hauvette et ses adhérent(e)s au Pays Basque.

La Librairie Volume proposera une sélection de livres à la vente en rapport avec les thèmes de la soirée qui se terminera par un verre de cidre basque de chez nos voisins à Jatxou où se cultive le projet d’Aukera.

19h00 :
– projection d’un entretien de Gilles Clément avec Gilles Tiberghien extrait du film Gilles Clément, le jardin en mouvement d’Olivier Comte produit par Apres Éditions Gilles Coudert
– « Ondulation & Greensecond » numéro 2 de Christelle Christaile Westphal, une invitation à un geste d’écriture photographique.

19h30 :
présentations d’AUKERA, de LANDA, des deux fêtes annuelles et des œuvres in situ créées pour l’année zéro en 2018 à Jatxou au Pays Basque,

20h00-21h :
Table ronde avec le public et des critiques, artistes, architectes, permaculteurs, sur le thème de la « création artistique environnementale à l ‘heure de la Permaculture ».

21h-21h30 :
Lancement de l’appel à résidence et des stages 2019/2020 sur le thème de la forêt, et présentation du projet de résidence de l’été prochain : l’artiste et sérigraphe Beax de Gevigney (https://beax.fr/)

21h30-22h00 :
un verre de cidre basque

Contacts :
LANDA Franck Ancel franck@aukera-lcdp.com
AUKERA clement@aukera-lcdp.com

Site internet https://www.aukera-lcdp.com/

entrée gratuite dans la limite des places disponibles

Avec nos remerciements à Julien Taib, Matthieu Béchaux et le Groupe des 5, Philippe Dorthe, Gilles Coudert d’Après Édition, Jean-François Larralde, à nos futurs partenaires-relais…

Paul Ardenne, un art écologique

“Cet essai n’entend nullement créer un label. Il se prévaut d’une ambition moindre, d’abord documentaire : indexer des positions d’alerte, des comportements vigiles, des attitudes où solidarité, fraternité et humanisme prennent une place décisive et se traduisent en formes, en artefacts plastiques dont le thème est la préservation de l’humain et de son milieu de vie”, écrit l’auteur dans l’introduction à L’Art écologique – Création plasticienne et anthropocène.

Agencé en trois parties et une postface de Bernard Stiegler, l’ouvrage de Paul Ardenne se situe au plus près des œuvres, des artistes et des expositions. Si le terme “d’anthropocène” apparaît en sous-titre, c’est à l’écouter, lors de la présentation 78 rue Amelot le 18 décembre, pour appâter le chaland. Le mot est en vogue, alors que son sens n’est pas toujours évident pour le public.

Désignant une ère géologique dominée par l’action humaine tout autant que la disparition d’une nature sauvage, le terme fait l’objet de controverse chez les spécialistes. L’auteur  avance l’idée d’un art humaniste, se fondant sur l’écosophie de Guattari pour penser une responsabilité collective.

Si Paul Ardenne définit l’art de l’anthropocène comme un art de combat, il ne manque pas de préciser que la vérité d’une œuvre d’art écologique est son humilité, et sa très grande générosité.

Ce premier ouvrage sur l’art écologique pose un panorama, jusque là inexistant, d’attitudes et de projets qui opèrent dans le domaine de l’écologie de manière dispersée. Ce qui n’est encore ni une école, ni un mouvement artistique construit à travers des démarches un panorama international. Paul Ardenne défriche un champ qui semblait si évidemment contemporain qu’il était ignoré des champs de recherche sur le sujet.

L’aisance et le brio de l’auteur en favorisent la lecture comme une instructive flânerie documentaire.

 

Un art écologique – Création plasticienne et anthropocène(Ed. La Muette/Le Bord de l’Eau), 288 p., 27 €